Une vie de maquilleuse : Vendeuse chez Monoprix


Le maquillage, ce n’est pas toujours le luxe et le glamour qu’on imagine. Ca l’est rarement en fait. Et parfois, pour pouvoir payer son loyer, on accepte des contrats en grande distribution.

La grande distribution, c’est un peu la jolie façon de dire l’abbatoir, dans le métier.
Si vous annoncez, toute fière, à vos collègues que vous avez obtenu un contrat en grande
distribution, vous aurez face à vous un florilège d’expressions consternées et légèrement méprisantes, de « ho ma pauvre » condescendants.

Personnellement, en fait, j’ai bien aimé.
J’ai fini en arrêt de travail et ils m’ont viré, mais quand même, j’ai appris beaucoup et découvert des aspects sympa de ce métier qu’on ne voit pas vraiment en cours.
Et ça m’a même tellement plu que maintenant, les rares fois où je peux passer au monop du coin regarder les collections, si je vois une petite vielle dame qui grommelle, je ne peux pas m’empêcher de m’approcher et de dire :

– « Bonjour Madame, puis-je vous aider à trouver quelque chose ? »
– « Ho mais bien sûr on doit pouvoir vous trouver une ombre à paupière bleue sans paillette, voyons ce que nous avons en rayon »
– « Voila, regardez ce bleu, il vous plaît ? Vous voulez que je vous le mette sur la main pour mieux voir la couleur ?
Non non il n’y a pas de paillettes j’ai vérifié.  »
-« Ha je suis contente qu’il vous plaise! Je vous en prie madame, bonne journée madame ! »
(Oui je milite pour le droit des gens à porter ce qu’ils ont envie de porter, même si ce n’est pas ce que dicte la mode).

En fait, c’est facile de rendre les gens heureux et d’adorer pratiquer son métier.
Sauf quand on a des commerciaux rétrogrades sur le dos.

Une vraie journée type quand vous bossez en animation commerciale pour une
marque, en intérim sous-traitée :
– Vous arrivez à 9h au magasin. Comme vous n’êtes pas salariée de
l’enseigne, et qu’il y a toujours un tas d’animations différentes en
cours, personne n’est au courant de votre arrivée, il vous faut 15
minutes pour trouver le responsable qui doit savoir que vous êtes là et
qui va surveiller vos ventes depuis son écran en haut dans les bureaux.
Il vous signe vaguement un papier et vous envoie paître quand vous
demandez où se trouvent les toilettes.
Tu n’es pas un être humain, souviens-toi, tu es là pour augmenter les
ventes sur le secteur maquillage.
-Vous êtes évidemment en tenue spéciale Pouffe Stéréotypée imposée par
la boîte :

Talons (rien à cirer que votre colonne vertébrale en prenne un coup, debout 8h en talons, et au galop), T-shirt de la marque.
Et le plus drôle, c’est qu’aucun client ne lit l’inscription sur le T-shirt, et que tout le monde vous prend pour un employé du magasin et vous demande où sont les couches.
Pas « Bonjour mademoiselle, êtes-vous du magasin ?
Sauriez-vous où je peux trouver des couches ? Merci ». Non.
« Les couches? » Point.
Et quand gentimment tu leur dis que tu n’es pas du magasin, tu as droit au regard choqué et énervé et à la réponse :
– « Vous vous payez ma tête, c’est écrit sur votre t-shirt là… »
– « Non monsieur, aux dernières nouvelles je porte un T-shirt de la marque Bidulle »
– « Ha heu oui en effet heu… et les couches alors ? »
« Je ne sais pas monsieur je viens d’arriver en rayon »
– « Vous êtes pas aimable »
– « Bonne journée monsieur ».

– Et surtout, maquillage façon gros plâtrat des années 80.
Je ne rigole pas. C’est écrit noir sur blanc sur le contrat, maquillage obligatoire. Et alors attention, c’est fond de teint ultra
couvrant façon plâtre, blush façon drag queen, maquillage des yeux avec un dégradé de 3 couleurs/eye-liner/mascara multicouche, crayon à
lèvres, rouge à lèvres bien voyant plus gloss baveux. Sans compter la manucure. (bon ça encore, ça va, c’est sympa d’être payée pour se mettre du vernis).

Mais le plus drôle c’est qu’il faut être maquillée avec les produits de la marque ET il faut que ça tienne les huit heures en monop surchauffé.
Parce que dans leur imaginaire de commerciaux sortis d’écoles rivées bien loin de la réalité, ça va donner à la cliente l’envie de te demander quel est donc ce joli blush que tu portes et si tu peux le leur vendre.

Dans la réalité, quand une cliente t’aperçois, elle se barre à l’opposé du rayon.
Mais vraiment.
La cliente n’est pas stupide, la cliente sait que tu es là pour vendre,avec ton petit présentoir et ton sourire obligatoire.
La cliente n’est pas méchante, la cliente veut juste trouver son fond de teint habituel et finir ses courses pour ne pas avoir à supporter une minute de plus l’horrible playlist de 10 chansons qui tourne en boucle dans les enceintes.

Bref, non, la cliente ne veut pas de ton aide et se fout de la référence de ton blush pseudo-minéral.

Mais il existe une super technique :

  1. Tu lâches le sourire de competition, et tu prends juste ta tête des bons jours.
    Tu t’affaires à nettoyer ton rayon, arranger les produits, réassortir.
    Tu te contentes de dire « bonjour madame ! n’hésitez pas si vous avez besoin d’aide ».
    La plupart du temps tu te prendras un « gnmmm » en réponse, voir des gros yeux, mais parfois tu auras droit à « non merci c’est gentil ».
    C’est déjà un peu plus humain.
  2. Ensuite, tu vas à l’opposé de ton stand. et tu laisses les clientes regarder, tripoter, se poser des questions… et là, paf, il va toujours y en avoir une pour te demander timidement si il est bien ce nouveau mascara, si il allonge vraiment autant que ça ou si le waterproof est mieux.

Ho joie, ho bonheur.
Tu as vendu un mascara adapté aux cils de la dadame, tu l’as mise de bonne humeur, tu es heureuse.

Et là, paf, la commerciale cachée derrière le pilier te saute dessus et t’enguirlande comme un sapin de noel finlandais en te demandant pourquoi tu n’as pas vendu au moins 3 articles à chacune de 5 clientes
qui sont passées dans le rayon dans cet interval.

Tu peux t’evertuer à lui expliquer que tu as fait une vente au lieu de zéro.
Tu peux lui dire que sa méthode de vente est périmée depuis longtemps.
Tu peux lui dire que les clientes fuient à la vue d’une animatrice parce qu’elles sont conscientes qu’on va vouloir leur mettre 3 produits dans
les mains, et qu’elles ont autre chose à faire.

Mais ça ne sert à rien.

  • La commerciale va te dire qu’il faut vendre du fond de teint toujours plus
    fonçé que la carnation de la personne « pour donner bonne mine ». Perso, je dis non aux carrottes, ça ne va à personne, ni aux peaux noires, ni
    aux peaux claires, mais je parle dans le vide, je sais.
  • La commerciale va te dire qu’il faut aller répéter le texte appris par coeur à chaque cliente. Que si la cliente se barre au bout d’une phrase, il faut la suivre dans le magasin et continuer. Mais par contre, il ne faut jamais trop s’éloigner de son stand. (Là, ton sens logique commence quelque peu à saturer).
  • La commerciale va te dire que tes talons ne sont pas assez haut et que ton rouge à lèvres est trop discret. Ha, ok, je comprend mieux pourquoi quand je sors du magasin prendre ma pause, les vieux pervers du coin me font des remarques déplacées.

Mais mine de rien, heureusement, il y a toujours les petites vieilles dames et leur ombre à paupière bleue sans paillette.
Tu sais que tu seras peut-être la seule personne à leur parler ce jour-là.
Et que chacune a le droit de se sentir belle.

Au fond, ce qui importe dans ce métier, c’est de rendre les gens heureux.

Et tant pis pour le chiffre d’affaire du monoprix.

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37 commentaires

  1. Je fais malheureusement partie des clientes qui « fuient » les vendeuses. Déjà parce que comme tu le dis, quand on va dans un rayon, généralement on sait ce que l’on veut prendre et on a pas besoin d’une vendeuse en maquillage qui ne connait d’ailleurs pas toujours le métier (qu’on aille pas me faire croire qu’une nana sortant d’un cap esthétique pourra correctement conseiller sur le maquillage et je sais de quoi je parle, je suis en cap) ou alors carrément c’est juste une commerciale qui a dit aimer le maquillage et c’est pour ça qu’elle a été embauchée.
    Et puis faut avouer qu’elles sont pas toujours agréables en plus de vouloir nous vendre à tout prix 15 000 produits (en plus de te parler 3h) alors que toi, tout ce que tu voulais, c’était juste un crayon pour les yeux.
    Mais le pire c’est quand elles croient t’apprendre quelque chose et veulent te prouver par A + B que tu as tort (mais ça je pense vraiment pas te l’apprendre).
    Mais quand des fois, j’en vois une qui en plus d’avoir l’air de s’y connaitre un peu à l’air d’aimer son métier, je n’hésite pas à lui demander des conseils 🙂
    Mais de toute façon, il n’existe pas de mauvais métiers, juste de mauvais stéréotypes.

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    • Oui enfin comme je l’explique dans l’article, tout ça sont des techniques de ventes imposées (et stupides), ce n’est pas nous qui choisissons de faire de la vente forcée ect ect. Il faut bien payer le loyer, et faire avec le mépris des clientes…

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  2. Coucou Agothtale, j’ai un train de retard mais je réponds quand même. Ton post m’a rappelé énormément de souvenirs de quand j’étais vendeuse. J’étais dans une petite boutique qui vendait des épices, des cosmétiques, des encens rares, des shishas… vraiment le boulot de rêve à conseiller les clientes, on nous laissait la bride sur le dos. Puis les trois tout petits magasins se sont transformés en chaîne franchisée. Total revirement d’attitude, produits plus mainstream et de qualité moindre, vente plus agressive, homogénéisation des vendeurs, du coup j’étais trop grosse et aux cheveux trop roses et look trop dark, sauf que j’étais dotée d’un CDI intouchable, donc pas virée, et je suis restée aussi longtemps que j’ai pu, mais j’ai vite fini mentalement inapte à ce style de vente. Ce qui est con pour eux c’est qu’apparemment mes clientes fidèles sont parties avec moi, ils vendent beaucoup moins d’encens depuis que je suis partie 🙂

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    • Ha la chance, pouvoir conseiller correctement les clientes, sans toutes ces lourdeurs qui en plus plombent les ventes, en plus de plomber le moral ! Et effectivement, ils n’ont pas l’air de comprendre que les clientes ne sont pas fidélisés par ces techniques de ventes agressives, bien au contraire !

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  3. haha çà m’a rappelé mes premières armes en tant que Sephorette tiens (j’ai arrêté, jte rassure!)
    Incroyable quand même, on a les même responsables partout? Ils sont tous toujours aussi attardés?
    Je me rappelle que ma grande distraction, c’était de voir comment les gens allaient essayer de m’échapper (je rigole hein) quand je commençais à tout doucement envisager de les approcher…ils avaient tous une esquive différente!

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    • Haha, ça doit être rigolo Sephorette aussi tiens ! Oui c’est très interessant sociologiquement, les tactiques d’évitement de la vendeuse qui veut leur fourguer 3 produits minimum !

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      • Entre çà, la nana au fdt orange + liner blanc qui vient te voir la bouche (rose fushia) en coeur te demander si « elle est prête pour son make up de mariage », la petite vieille dame qui croit que tu lui mens quand tu explique que le packaging a changé mais c’est le même produit… rha la la, que de bons souvenirs!

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  4. ahah j’ai trouvé ça très intéressant, ton article, et j’aime beaucoup le ton 😉
    c’est triste de voir qu’il y a que le fric qui compte, au détriment du reste… (même de la simple logique!)

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  5. Ton article est super et tu as bien raison pour ta tactique de vente. J’ai tendance à faire demi-tour quand je vois une représentant en mode agressif ! (bon pour le maquillage la question se pose pas vu que je n’y passe pas !) Et sinon en général je fais partie des timides « non merci, c’est gentil », (petit ours brun veut tout faire tout seul 😉 )
    Et pour le maquillage obligatoire cela m’a rappelé une amie qui suivait une formation pour son boulot d’hôtesse d’accueil. Ils ont eu au moins 10 pages sur le maquillage, comment se maquiller, comment refaire les retouches maquillages etc. La formation s’adressant aussi à des hommes 😛

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    • Merci !
      Oui les hôtesses ont effectivement ce même type de contraintes maquillages assez comiques ! En fait ça pourrait être interessant, si seulement c’était pas complètement dépassé !

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  6. Bravo bel article ! Ca me rappelle quand je faisais des animations commerciales dans l’attente de mieux ! Comme tu dis sur 10 clients heureusement qu’il y en a un qui les rattrape tous !!

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  7. c’est marrant ton truc de la présentation pour représenter les marques de maquillages car ayant fait un CAP et un BP esthétique en fait on retrouve les mêmes « codes ». En fait pendant les examens de pratiques et de ventes ils faut absolument avoir les cheveux hyper tirés en arrière, aucun petit cheveu ne doit dépasser. Très pratique quand on a les cheveux en dégradés et qu’on est allergique à la laque (ben oui c’est le seul truc pour plaquer les cheveux), car à cette époque je ne connaissais pas le home-made bien sûr. Donc obligée d’acheter des barettes et des pinces exprès pour l’examen car il ne faut pas que ça se voit aussi. Le maquillage il faut que le fard à paupières soit bien visible et le rouge à lèvres aussi donc en gros faut être un pot de peinture et dans les stages que j’ai pu faire chez Nocibé et Yves Rocher c’était la même. Par contre chez les petits instituts indépendants ils ne m’ont pas embêtés avec ça, du moment que j’étais présentable c’était le principal. C’est d’ailleurs pour ça que je ne peux plus rentrer dans une parfumerie, ça me donne des nausées….Pourtant c’est bien dommage car c’est un métier intéressant quand on est avec de bonnes personnes, mais bon vu que c’est un milieu très féminin il y a facilement une mauvaise ambiance. Et puis dans des enseignes comme Nocibé ou autres ont te fait bien comprendre que tu n’es qu’une bonne à rien. T’as beau essayé de faire le mieux que tu peux, elles ne sont jamais satisfaites de toi, c’est vraiment pas encourageant…Enfin bref y en a tellement de choses à dire mais il y a aussi de bonnes choses que je retiens quand même et heureusement

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    • Merci pour ton témoignage ! Oui je crois que c’est des « codes vestimentaires » assez répandus, c’est un peu pareil pour les hôtesses aussi, mais je sais vraiment pas qui a décidé qu’il fallait être un pot de peinture à queue de cheval tirée et sans frisottis pour vendre !

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  8. Coucou Agothtale, je découvre ton blog et ce super récit. Je me revois fuir les vendeuses maquillage du monop et je regrette un peu ma réaction, mais faut dire que c’est hyper gênant parce que tu sais qu’elles sont là pour te vendre des produits dont tu n’as pas besoin – et que toi tu sais ce que tu veux et que si tu as besoin de conseils tu iras vers cette personne et non l’inverse. Dernièrement je cherchais un produit spécifique en parapharmacie, une vendeuse/conseillère s’est jetée sur moi, elle était antipathique au possible , je lui ai demandé s’ils avaient le produit en question, et non ils ne l’avaient pas, elle a cherché absolument à m’en filer un autre du même genre, mais j’ai dis que non, que c’était ce produit en particulier que je cherchais et pas un autre, elle a paru déçue et s’en est allée…
    Sinon je me rappellerai toujours deux belles rencontres avec des maquilleuses. Elles étaient adorables et visiblement passionnées par leur métier, et tellement heureuses de partager leurs connaissances avec moi, et n’ont pas cherché à me vendre quoi que ce soit, juste à sincèrement me conseiller. J’ai vraiment adoré, et leur attitude m’a donné envie de poser encore des questions et découvrir des produits.

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    • Merci ! C’est vrai que c’est ce qui est génial dans le métier de maquilleuse, partager et rendre les gens heureux ! Malheureusement pour gagner sa vie, on doit parfois bosser dans des conditions où on ne peut plus exprimer notre savoir-faire, on se transforme en machine à vendre, c’est décevant pour tout le monde !

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  9. Alors là Agothtale, j’ai adoré ton article, ton ton, ton humour et franchement c’est trop vrai. En pus, j’ai suivi une formation commerciale par un consultant assez réputé, parait-il. Et tout ce que la dame t’a fait faire c’est archi faux!
    Et le côté « faut la suivre » il n’y a rien de plus DÉTESTABLE que d’avoir un caniche derrière soi alors que faire du shopping c’est censé être un moment de détente (ceci est aussi valable pour les vigiles en parfumerie)
    Bref, ton article se termine magnifiquement bien, c’est très beau ce que tu dis.
    Ce genre d’articles j’en raffole 🙂

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    • Contente que mon article t’ai plu !
      Oui, la technique de vente utilisée est totalement dépassée, c’est pitoyable. Personne n’aime les caniches, en effet ! Et puis c’est difficile quand des commerciaux dépassés veulent effacer le fait que tu es une pro dans ton domaine, donc tu sais de quoi tu parles, et veulent te faire raconter des mensonges à la place… personne n’est dupe !
      Merci !!

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  10. j’ai vraiment une pensée pour toutes les vendeuses/ conseillères diverses et variées qui vont démarrer les soldes la semaine prochaine.
    En tout cas, merci de nous faire partager ton expérience 😉

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  11. hi hi hi, j’ai bien ri en te lisant :), caricatural, j’ai osé l’espérer mais hélas, je pense que tu dis la vérité et maintenant, qu’on ne vienne pas me demander pourquoi je ne vais quasiment jamais faire les courses et que je préfère être livré 🙂 et qu’on ne me demande pas, non plus, pourquoi j’ai préféré vivre de peu de choses et différemment :).
    En tout cas, j’espère que tu n’as plus à subir ce genre de situation et, si je peux me le permettre, j’envoi une pensée de réconfort à Eliise :).
    Je te souhaite une bonne soirée, plein de grosses bises 🙂 Fabienne

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    • Contente d’avoir pu te faire rire !! Malheureusement oui, tout est vrai ! C’est certain que ce système est mauvais pour tout le monde et ne fonctionne pas, il est temps de changer mais c’est si long de faire bouger les choses en amont !! (je répond dès que je peux à ton mail !!)
      Bonne journée et gros bisous ! cathy

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  12. aaaahhhh j’ai adoré ton récit ! quelle justesse ! et je me dis souvent quand je rentre dans un grand magasin comment les vendeuses peuvent tenir leur journée sur des talons! moi je suis toujours talons plats et chaussures confortables.
    C’est vrai que quand je fais des démos dans des salons ou magasins, tout ne va pas toujours comme le(s) responsable(s) du rayon le désire (au niveau de la vente) et tout le monde (eux aussi, mais ils sont sous pression d’encore plus haut) sait très bien que c’est la crise et que de plus en plus on achète uniquement le produit que l’on recherche et non ceux qui vont avec … et certaines clientes peuvent être franchement désagréables (je me dis qu’elle n’ont pas la vie drôle et qu’elles souffrent probablement) … mais le soir, on repart en effet avec le souvenir de cette cliente qu’on a rendu heureuse avec les explications données sur le produit acheté. Et ça ré-energise pour la prochaine fois.
    Bon courage à toi!

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    • Merci ! C’est vrai que la pression sur tous les niveaux est incroyable, c’est triste, mais heureusement qu’il y a encore des clientes pour nous redonner le sourire !

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  13. Je travaille dans le milieu de la vente et même si ce n’est pas ds la cosmét’ mais ds la lingerie ou pret a porter on retrouve les mêmes « codes » : vendre, vendre et vendre au détriment du client!

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    • Ho ça doit être sympa de bosser en lingerie ! Enfin, ça serait sympa si on nous laissait faire les choses bien au lieu de faire du chiffre !

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