Le handicap au quotidien, ou comment rire jaune quand tu veux trouver un travail.(avec un zeste de Pole dedans)


Je ris jaune quand je vois les campagnes de pubs « regardez comme on fait des efforts pour les handicapés ».
Je ris jaune parce que la réalité, tu te la prends dans la face à chaque fois que tu essayes d’avancer pour t’en sortir.

Ok, j’ai une maladie avec un nom bizarre, que la plupart des médecins ne verront jamais dans leur cabinet, et même quand ils la voient, ils savent pas la reconnaitre et se contente de te dire que t’es jeune, tu es une femelle, t’es habillée en noir, donc c’est dans ta tête. Ouiiii, gagné, dans ma tête, il y a mon cerveau et c’est bizarre hein, mais une atteinte au cerveau, ça fait que tu vas voir le médecin, souvent même pour lui demander de l’aide.

Et pourtant, je reviens de loin. Je ne suis plus en fauteuil roulant. J’ai réappris à marcher, à assembler les gestes, à assembler les mots. En ce moment ça va mieux, et le handicap ne se voit pas trop (ok, faut pas regarder la couleur de ma peau et de mes ongles de trop trop près quoi.) D’emblée, on penserait que je dois pouvoir faire pleins de trucs quand même. Je peux même monter des escaliers. (Après le fauteuil roulant, tu ne regardes plus jamais un trottoir et un escalier de la même façon, crois-moi).

Et bête et naïve comme je suis, je pensais que je pourrais commencer à chercher à avancer, à chercher un nouveau boulot.
Parce que j’ai fait des tas de boulots sympas dans ma vie, mais je ne peux plus les pratiquer. Donc autant aller de l’avant non ?

Mais comment trouver une nouvelle orientation professionelle ? (quiconque me trouve une solution gagne… hum… ma gratitude éternelle/des pelotes de laines/des cours de DIY à vie ?)
Etape 1 : J’ai demandé à Pole Emploi. Pole Emploi m’a répondu : si vous pouvez attendre des mois, on vous envoie en bilan de compétence dans une entreprise spécialisée dans le handicap. Ok, moi veux bien attendre si c’est pour que ça fonctionne.

Etape 2 : Je fais ce bilan de compétence 6 mois après. Qui ne sert strictement à rien, à part à confirmer que je n’ai pas menti sur mon cv, je parle le français (oui madame, c’était écrit  » français : langue maternelle »), je sais même lire, compter, induire, déduire, dessiner un patron de cube à plat, tout ça. Et même parler des langues étrangères et des langages informatiques. Je sais loucher aussi, mais ça tout le monde s’en tape. Pas de pistes à la sortie du bilan de compétence, mais par contre un petit détour par l’hosto, parce que faut pas déconner, tout ces trajets ça a aggravé la maladie hein. D’ailleurs l’entreprise me confirme elle-même qu’elle n’est pas compétente pour gérer les dossiers handicap. Le dernier jour évidemment, question que j’ai bien perdu mon temps et l’argent de Pole.

Etape 3 : Retour chez Pole, qui me dit qu’il n’y a rien dans ce bilan et qu’ils ne peuvent rien pour moi, revenez dans un mois.

Etape 4 : Se faire virer de Pole emploi parce que tu es aux urgences le jour de ta convoc et qu’ils n’en ont rien à cirer.

Etape 5 : chercher de l’aide auprès de la MDPH (maison départementale pour le handicap, à peu près, c’est dingue le nombre d’abréviations qu’on vous assène quand vous êtes malade). Qui me renvoie vers Popole. (Et au passage te refuse le droit à une quelconque allocation car ta maladie n’est pas répertoriée dans la bonne liste).

Etape 6 : aller voir une conseillère d’orientation, qui n’est, bizarrement, pas formée pour non plus. Et qui me renvoie vers un organisme associatif au bom barbare qui lui me renvoie chez Popole.

Voilà. 4 ans entre l’étape 1 et l’étape 6.

Suspens, vais-je avoir le courage de retourner chez Popole pour refaire tout le circuit ?

Sauf que oui, j’oubliai, les autorités médicales ne m’autorisent pas à re-travailler. Mais ça serait bien si je trouvai une idée d’orientation professionnelle, pour plus tard. Sauf que visiblement le seul moyen de la trouver cette fichue ré-orientation, c’est en rentrant dans un circuit qui t’envoie systématiquement paître.

Et à côté il y en a qui n’ont aucun handicap physique ou mental, et qui refusent du boulot parce que ce n’est pas assez bien pour eux. Soit. Et qui ensuite viennent te pleurnicher dessus parce qu’ils ont un rhume/se sont fait larguer/se sont cassé un ongle/la télé est en panne/dehors il pleut (au choix).

Et ça me fait sourire.

Jaune.

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37 commentaires

  1. ça va peut-être être idiot (pardon d’avance), et peut-être ce n’est pas ce que tu souhaites, mais as-tu pensé à l’invalidité ? Parce que si tu n’est pas apte/autorisée à travailler, être en invalidité te permettrait au moins de percevoir une pension…

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    • J’ai perdu mon travail depuis trop d’années, et mon médecin ayant refusé à l’époque de me faire le certificat d’invalidité, je n’ai pas pu l’obtenir. Je suis en train de refaire les démarches avec la Mdph, mais j’ai déjà été refusée, donc je ne me fais pas d’illusions.
      Difficile ce système où on doit se battre contre la maladie certes, mais surtout contre l’administration

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      • Wow c’est vraiment incroyable de devoir lutter ainsi… c’est d’une injustice… Et c’est quoi ce médecin qui a refusé de faire le certificat ?? je croise les doigts pour ça marche la prochaine fois.

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        • Merci! Oui, c’est terriblement complexe, tout est fait pour decourager le malade. Malheureusement j’en ai eu beaucoup des médecins refusant la paperasserie

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  2. Je suis dans la même démarche que toi, sauf que moi la MDPH a suffisamment reconnu mon handicap (bien que la fibro ne soit pas réellement classifiée)(je ne sais pas ce que tu as, toi) pour que j’aie droit à un suivi particulier hors de chez Popole (de toute façon j’ai traumatisé ma conseillère là-bas à vie, en venant un jour en pleine crise, limite elle ne voulait pas me laisser repartir, mais fallait bien que je rentre chez moi même si elle a eu du mal à comprendre que la crise, c’est pas en deux heures qu’elle s’en va).
    Mais je te rassure, ça ne mène à rien non plus.
    Et je ne sais toujours pas quoi faire, à part chercher un taf de secrétaire à mi-temps à 10mn maxi de chez moi voire mieux, at home. Vu l’endroit où je vis, autant attendre de gagner à l’euromillions, j’ai plus de chances.
    Je sais, je ne t’aide pas, là…

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    • Non, ça ne m’aide pas… Je connais bien la fibro, on me l’avait diagnostiqué car on ne savait pas ce que j’avais, j’ai lutté des années pour qu’on trouve qu’en réalité j’avais une grosse saloperie qui n’avait rien à voir.
      courage…

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  3. Ca m’énerve tellement la non prise en compte du handicap dans notre société !! Je suis tellement désolée qu’on oublie encore une telle partie de notre population et ca me révolte !
    Loin de moi l’idée de faire de la pub mais mon époux après un une licence en biologie, un master 1 en géologie et un M2 en planétologie ne trouvait pas de boulot (oui vive les études qui servent à rien…) donc il s’est réorienté. Le truc c’est qu’il ne se sentait pas de refaire des études de totu recommencer etc. Une amie nous a alors conseillé une école de reconversion en informatique en 6 mois tu obtiens un diplome reconnu par l’état (niveau M1) et tu es programmeur. Il a trouvé un boulot tout de suite et tout est du coup bcp plus simple. J’ignore comment le handicap est traité dans le milieu de l’informatique mais en tout cas c’est un milieu qui recrute 😀

    Cette école est ouverte à tous les non scientifiques et non geek ! pour preuve l’amie qui nous en a parlé est maintenant programmeuse alors qu’elle a un master en philosophie !! et il y a des gens de tous age !!

    Si tu veux le nom de l’école je te le donnerai avec plaisir (encore une fois ce n’est pas de la pub je suis juriste donc rien à voir) 🙂

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    • Merci, c’est gentil, mais j’ai déjà fait pas mal d’informatique, et j’ai dû abandonner, justement parce que mon handicap (épilepsie) n’est pas compatible avec l’utilisation d’écrans toute la journée.

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  4. je compatis bien sincèrement … je n’ai pas de handicap mais je suis pleine de tares : je n’ai pas travaillé depuis 6 ans (depuis que je me suis fait virer enceinte de mon précédent job), je suis maman solo avec enfants à charge, je ne suis pas de type blanc-bleu-belge (merci papa pour les origines orientales) et en plus, je fume … j’ose meme pas imaginer si j’avais du survivre à un AVC par exemple, comme mon compagnon, ou à autre chose !! alors tout ce que tu décris là, je connais, meme l’environnement médical car j’ai une santé franchement pas au top
    bisous !!

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  5. les agefip peuvent t’envoyer des offres pour des emplois protégés, ils peuvent aussi t’aider pour les dossiers de financement si tu veux refaire une formation.
    moi j’ai du boulot, mais franchement quand je vois l’état dans lequel je suis en rentrant le soir, je me demande pourquoi je m’acharne à y aller.
    il y a des secteurs qui recrutent à l’heure actuelle des salariés en situation de handicap (avec souvent des bac+2 à minima)

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    • Oui je sais bien, c’est l’agefiph qui avait financé mon bilan de compétence. Le souci, c’est qu’on ne peut y acceder que si on est inscrit à Pole Emploi, or pour s’inscrire à Pole Emploi il faut être dans une démarche de recherche de travail active et je ne peux pas encore travailler médicalement parlant (d’ailleurs je sais pas si je pourrais un jour re-travailler…) donc Pole Emploi me refuse et donc pas accès à Cap Emploi et Agefiph.
      C’est une chance quand même de pouvoir travailler !

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      • en théorie oui c’est une chance, ça permet de rompre l’isolement, mais il y a bien longtemps que mon épanouissement personnel ne passe plus par la vie pro.

        en pratique après une journée de boulot, je ne suis plus vraiment en état de faire les actes du quotidien, rentrer les courses, repasser, je ne suis pas non plus nerveusement capable certains soir d’offrir toute l’attention dont Maurice à besoin.
        je vois bien la différence entre quand je suis en arrêt et quand je travaille, s’il n’y avait pas l’aspect financier je jetterai l’éponge (cela dit quelqu’un finira par la jeter pour moi)

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        • C’est sur que ce n’est jamais évident… quand je vois que déjà j’ai beaucoup de mal avec les actes du quotidien 😦
          Mais je dois dire que je m’inquiète pour l’avenir, n’ayant pas de revenu et la mdph m’ayant refusé l’aide financière, il faudra bien un jour que je gagne ma vie…

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        • oui moi aussi d’ailleurs, mais je ne vois pas comment travailler encore 35 ans à temps plein pour avoir une retraite.

          tu n’es pas en arrêt maladie? ou en longue durée? on peut continuer par mail si tu veux

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        • Oulà oui la retraite je n’y pense même pas !
          Les médecins ont refusé de me mettre en arrêt maladie quand j’avais un travail, car le diagnostic n’était pas encore posé, puis l’employeur a simplement pas reconduit mon contrat en CAE.

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        • ok je comprend mieux,

          moi la retraite ça m’obnubile, je vois tellement de retraité qui rament avec les minima sociaux…

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    • Essaie de voir avec MEF, la Maison de l’Emploi et de la Formation ou avec le PLIE. Il ny aucune obligation d’être inscrit à Pôle Emploi avec eux et contrairement à d’autres ils t’écoutent et cherchent de vrais solutions pour t’aider. Si tu ne tombes pas sur des cons ils ne te refuseront pas sous prétexte d’un handicap, là où j’étais ils acceptaient tout le monde quelque soit sa situation personnelle.

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      • Merci, j’ai bien noté, mais pour l’instant pas l’autorisation médicale pour travailler à nouveau, donc je tourne en rond 😦
        Contente d’avoir de tes nouvelles en tout cas, j’espère que tout va bien pour vous 2 !

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  6. C’est tellement navrant que ça en devient pathétique. En même temps les gens ne savent pas gérer les exceptions, à quelque niveau qu’elles se trouvent, donc ton témoignage ne m’étonne guère. C’est triste. En te lisant je me demande un truc : est-ce que ton handicap fait que tu serais forcée d’être free-lance ou est-ce que tu pourrais par exemple (soyons fous !) donner des cours à des adultes ? Avec la masse de compétences différentes que tu as et le fait qu’en plus tu saches rédiger des tutoriels et t’exprimer de façon plus que claire, est-ce qu’une reconversion dans la formation te semble possible ? C’est juste une idée qui m’est venue en te lisant. Bon courage 🙂

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    • Oui, pas évident d’être différent… J’ai déjà travaillé en free-lance pour la traduction, mais les médecins m’ont fait arrêter, et veulent que je trouve une idée d’un travail stable et régulier, autant pour les horaires que pour le revenu. oui la formation pour adulte ça pourrait être sympa, j’ai déjà enseigné en lycée, donc je sais que j’aime bien enseigner. Ensuite il faut trouver comment rentrer dans cette filière… et surtout obtenir l’autorisation de travailler !

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  7. C’est juste hallucinant ton histoire…mais ça ne m’étonne pas des masses pour PoPole. J’espère que tu vas finir par rencontrer des gens compétents, empathiques et efficaces, parceque ça existe aussi. Y’a forcément un moment où ça va se débloquer vu ta motivation.
    Je continue à te lire régulièrement et j’apprécie toujours autant. Je trouve ça super que tu parles de ça sur ton blog, Tu n’es probablement pas la seule à vivre ce genre d’expériences et je te trouve bien courageuse d’essayer de te projeter dans un avenir professionnel.
    Je te souhaite beaucoup de courage et t’envoie des ondes positives.
    Bises.

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    • Merci beaucoup, ça me touche profondément ! C’est vrai que c’est difficile d’être sans cesse ballotée et rejetée par les différents organismes censés nous aider. Je ne crois plus que la motivation suffise malheureusement, visiblement personne n’est formé pour la prise en charge du handicap, donc ça tourne en rond…
      Bises et merci encore !

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  8. Je ne suis pas d’accord lorsque tu dis « inférieur » car, je ne vois pas une personne ayant un handicap comme un être inférieur, comme une personne devant vivre différemment oui mais inférieure non, cela me hérisse d’entendre cela. C’est sûr que cela ne doit pas être évident tous les jours et, lorsque je parlais de la Société, je parlais de la manière de faire des différences au lieu de les accepter et d’apprendre à vivre ensemble en se mettant les uns avec les autres. Excuses moi si je n’ai pas su me faire comprendre, bisous, Fabienne

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    • Non, ne t’en fais pas, je ne disais pas que toi, tu pensais les personnes avec handicap comme étant inférieures, je faisais référence à mes nombreuses expériences avec des gens qui méprisent les gens qui souffrent, souvent du personnel médical, qui devient de plus en plus méprisant et agressif plus tu perds ton autonomie…
      D’une façon plus générale, je pense que nous sommes une minorité à être humaines, compréhensives, ouvertes d’esprit, et que la plupart des gens sont simplement égoistes, je crois que c’est dans la nature de l’homme de se préoccuper d’abord de ses propres intérêts avant de ceux de son prochain, et ça malheureusement, difficile de lutter contre…
      gros bisous, bonne soirée ! cathy

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  9. Oui, y’aurait de quoi en écrire des pages et des pages mais vu qu’on est pas compris, on passerait encore pour des rageux. De mon coté, j’en pouvais tellement plus que j’ai mis sur ça sur un blog. Y’a pas de retour mais au moins les mots sont sortis et les émotions de ces moments sont fixées.

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    • Oui, je dois dire que j’ai longtemps hésité à parler de tout ça sur mon blog, qui était au départ plutôt impersonnel, mais ça fait du bien d’en parler, d’échanger et de se rendre compte que je ne suis pas la seule à traverser ça. Après, peut-être qu’un jour je voudrai effacer ça ou le garder pour moi et je mettrai ça en privé, mais ça fait du bien d’avoir fait sortir les mots comme tu dis.

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  10. Pole emploi m’avait parlé d’une section un peu comme chez eux mais spécial handicap. En gros, c’est pareil mais avec que des offres pour handicapés. ça n’aide pas pour pas faire un bilan ni pour savoir vers om se réorienter mais au moins, les employeurs savent qu’ils vont recruter des employés avec quelques soucis (ça doit être pour remonter leur quota).

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    • Justement, cette section me refuse car Pole emploi m’a viré et ne veux pas me ré-inscrire car je ne peux pas médicalement travailler… le serpent se mord la queue, et pendant ce temps je ne sais toujours pas comment faire pour m’en sortir 😦

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  11. Moi Popole me renvoie vers Cap Emploi qui me fournit des propositions d’emploi avec le public, ce qui justement est pile le truc qui m’a envoyé deux fois à l’hosto, la première j’ai halluciné des musiques et des voix pendant 6 mois et j’ai mis presque deux ans avant de pouvoir retravailler, la deuxième je me croyais enfermée dans un bocal qui ralentissait le temps et j’ai fini par me faire lourder. J’ai connu les foires à l’emploi pour handicapés où à tous les stands on te sort : « vous n’avez pas de handicap physique, c’est pas mental votre truc quand même? Parce que là, c’est non ». Bref c’est la joie.

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    • Oui, c’est vraiment n’importe quoi, quand j’étais en fauteuil, c’était « on peut rien pour vous », et maintenant que je n’y suis plus, ben rien non plus…Chiant qu’ils ne prennent pas en compte tes besoins spécifiques, c’est quand même leur boulot…

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  12. Et après on ose nous dire qu’il faut faire partie de la Société, que c’est bien, qu’il n’y a rien d’autres à faire !!!!!!, je savais que, dans des cas comme le tien et tant d’autres, c’était le parcours du combattant et encore, je suis sympa, mais là, ça dépasse les bornes, c’est inadmissible et, cela me conforte dans mes choix bien que cela ne te serve à rien :), je pense à toi, j’essaie de t’envoyer le plus de pensées positives et, j’admire la manière dont tu tiens le coup 🙂 gros bisous Fabienne

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    • Merci. D’un autre côté, sans « société », pas de soins médicaux, entres autres… Je pense que le problème n’est pas là, mais dans l’être humain lui-même. On a peur et on méprise ceux qui sont inférieurs, et voilà comment ça se repercute, combien de fois on m’a dit « mais vous n’avez qu’à pas être malade et le problème sera réglé »…
      Gros bisous, cathy

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      • « mais vous n’avez qu’à pas être malade et le problème sera réglé »
        C’est un peu ce qu’on m’a sorti quand j’étais en formation et le pire, c’est que c’est l’infirmière et la psychologue qui était les plus agressives alors que les profs comprenaient que je ne pouvais pas tout faire comme les autres.
        Ils (les gens en bonne santé) ne se rendent pas compte que notre quotidien est souvent identique à leurs quelques jours de maladie par an (là où ils prennent un arrêt maladie parce que c’est trop dur pour eux de travailler ainsi).
        Tout ça finit par nous dégoûter (moi en tout cas).

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        • Oui, j’ai toujours énormément de mal quand des gens qui eux pleurnichent pour une grippe viennent me dire d’être forte et de me battre en silence, alors que je me bat depuis bien longtemps sans leur hypocrisie (parce que eux, évidemment, ont le droit de se plaindre parce qu’ils vont guérir, mais quand t’as une saloperie non, t’es censé ne pas en parler, ça dérange…). Des fois je me dis que je pourrais écrire un bouquin avec toute l’agressivité du corps médical que j’ai pu recevoir…

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