Une autre vie


Retrouver des traces de qui on était.
Retrouver les émotions, les souvenirs, les larmes et les fou-rires.

On oublie trop vite qui on est.
Ou le sait-on jamais vraiment?

Parfois on ne peut plus avancer.

Parce qu’on voudrait être à nouveau celle qu’on a été, et qu’elle n’existe plus depuis longtemps.

Parfois on devient ce que les autres voient en nous. Et parfois on le regrette.

On est de passage, les larmes s’effacent.

On est de passage et plus rien n’a d’importance.

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4 commentaires

  1. Je comprend très bien ses lignes tant je les ai vécues et les vivrai encore. Par contre si ce que je suis devenue ne me plaît pas je n’hésite pas à changer quitte à revenir en arrière. A condition que cela ne mette pas en péril certaines choses. Et si c’est réalisable
    On a fait de moi une cocotte minute toujours speed. J’ai donc levé le pieds. Ça ne plaît pas à certains de mon entourage mais il en relevait de ma santé flûte à la fin.

    Désolée je digresse. Je trouve les mitaines rayées noires et blanches très belles

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    • Tu as bien raison d’avoir levé le pied ! La santé est effectivement ce qui importe le plus, la vie est courte… c’est un peu le thème de l’article, mon ancienne vie s’est arrêtée du jour au lendemain brutalement à cause de la maladie, et c’est toujours étrange d’être devenue quelqu’un d’autre, sans avoir pu choisir, et de ne pas pouvoir contrôler grand-chose du futur non plus.

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  2. Il y a quelque jours je me posais presque la même problématique : mon ancien moi me manque parce que je sais que les médicaments ont altéré mon moi actuel et en devenir. Mon moi potentiel, celle que j’aurais pu être sans médocs altérant la personnalité, me manque aussi, même si j’ignore ce qu’il serait. Ce n’est pas exactement la même approche que toi dans ce billet, mais ça s’en approche.

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    • Oui, c’est très étrange de constater à quel point quelques molécules chimiques peuvent modifier notre personnalité en profondeur. La vie, ses expériences et ses traumatises aussi bien sûr, mais des fois c’est déstabilisant de se dire qu’au fond on ne contrôle pas forcément qui on est, qu’il suffit d’un médoc pour devenir plus agressif ou plus mou…

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